Il est temps que la BNS sorte l’hélicoptère

Courrier des lecteurs du 23.04.2020

La crise que nous vivons actuellement touche tout le monde. Que cela soit les employés, les indépendants, les grandes entreprises comme les petites. Cette situation inédite depuis la grippe espagnole de 1918 laissera des traces indélébiles pour notre système sanitaire, social et économique.

Alors que de nombreux états industrialisés utilisent le « bazooka » monétaire via leur banque centrale, force est de constater que la Banque nationale suisse (BNS) ne brille pas par ses interventions. Certes, elle œuvre quotidiennement à éviter un envol de notre franc face aux autres monnaies et notamment face à l’euro mais cela reste timide face aux déploiements étrangers.

Que cela plaise ou non aux dirigeants de la BNS, ses avoirs appartiennent au peuple suisse. Notre banque a engrangé des réserves faramineuses, soit un peu plus de 120 milliards de francs. Le fondement d’une réserve est de pouvoir faire face à des situations inhabituelles et impactant l’ensemble de la population suisse. Si la pandémie actuelle n’est pas une crise majeure et bien la BNS n’utilisera jamais ses fonds !

Dès lors, je propose que notre Banque nationale soutienne directement l’économie de notre pays via le versement à chaque citoyen, indépendamment de sa situation et de son âge un montant de 500 francs. Ce montant serait versé sous forme de bon ou de chèque à la consommation.  Il aurait une durée de vie très courte et ne pourrait être épargné. Son utilisation devrait se faire dans un commerce helvétique. Ainsi, nous réinjecterions près de 4.3 milliards de francs dans notre économie et aiderions nos petites et moyennes entreprises qui en ont bien besoin tout comme les citoyens qui sont dans des situations financières compliquées.

Yann Rufer, maire de Rossemaison et député-suppléant PLR au parlement